Le guide complet · 7 min de lecture
Hébergement serveur Minecraft Bedrock : le guide complet
Ce guide t’explique ce qu’est vraiment un serveur Bedrock hébergé, ce qui le distingue de Realms et d’un serveur Java, et comment gérer les fichiers qui le font tourner : server.properties, l’allowlist, les permissions, les add-ons et les sauvegardes. Il s’adresse au parent, au grand frère, à la grande sœur ou au pote qui finit par veiller sur le monde.
Par Matthew Griffin, Propriétaire, Gaming DeluxePublié · Mis à jour
Dans ce guide
- Le Bedrock Dedicated Server, c’est quoi ?
- Realms, monde partagé ou serveur dédié
- server.properties : les réglages qui comptent
- Allowlist, operators et niveaux de permission
- Installer des behaviour packs et des resource packs
- Garder le serveur sur la bonne version
- Sauvegardes, transfert de monde et nouveau départ
- Ce qu’il faut comparer avant de louer un serveur Bedrock
- Lexique du serveur Bedrock
- Aide pour ton serveur Bedrock et prochaines étapes
Le Bedrock Dedicated Server, c’est quoi ?
Minecraft: Bedrock Edition, c’est la version du jeu vendue sur Windows, Android, iOS, Xbox, PlayStation et Switch. Mojang publie aussi un programme gratuit, le Bedrock Dedicated Server, souvent abrégé en BDS, qui fait tourner un monde Bedrock sans que personne joue sur la machine. Il n’a aucun graphisme : il charge le monde, le simule et attend que les joueurs se connectent par le réseau.
Tu peux lancer BDS chez toi sous Windows ou Ubuntu, la page de téléchargement de Mojang le dit bien. En pratique, ça veut dire laisser un ordinateur allumé jour et nuit, ouvrir un port sur ta box et partager ton débit montant avec tous ceux qui jouent. Un serveur hébergé installe le même logiciel officiel dans un datacenter, lui donne une adresse fixe et une connexion rapide, et l’habille d’un panel : tu ne touches plus jamais à une invite de commande.
Realms, monde partagé ou serveur dédié
Bedrock propose trois façons de partager un monde, et chacune correspond à un public différent.
| Option | Qui le fait tourner | Idéal pour | Limites |
|---|---|---|---|
| Ouvrir en LAN ou aux amis | Le joueur qui héberge | Une partie rapide dans la même pièce | Le monde se ferme quand l’hôte arrête de jouer |
| Realms | Mojang | Les petits groupes qui ne veulent rien configurer, consoles comprises | Nombre de joueurs fixe, ni fichiers serveur ni console |
| Serveur dédié | Toi, sur notre matériel | Les groupes qui veulent la main sur les fichiers, les packs et les règles | Chaque joueur doit avoir la même version du jeu |
Le serveur dédié s’impose quand tu veux un monde en ligne en continu, que tu dois modifier server.properties ou les permissions, que tu veux tes propres behaviour packs, ou que vous êtes plus nombreux qu’un Realm ne l’accepte confortablement. Realms convient à un petit groupe qui ne veut aucune configuration et n’aura jamais besoin des fichiers du serveur.
server.properties : les réglages qui comptent
Presque tout dans un monde Bedrock se règle dans un seul fichier texte, server.properties. Arrête le serveur, ouvre le fichier dans Configuration Files, change les lignes voulues et relance. Voici celles que les admins modifient le plus.
| Réglage | Ce qu’il fait | Valeur courante |
|---|---|---|
| server-name | Le nom que les joueurs voient dans leur liste de serveurs | Le nom de ton monde |
| gamemode | Survival, creative ou adventure pour les nouveaux joueurs | survival |
| difficulty | Peaceful, easy, normal ou hard | easy par défaut |
| max-players | Le nombre de personnes connectées en même temps | 10 (par défaut) |
| allow-list | Seuls les gamertags listés peuvent rejoindre | true pour un monde privé |
| allow-cheats | Permet aux operators d’utiliser des commandes comme /give | false pour une survie fair-play |
| view-distance | La distance de vue des joueurs, en chunks | À baisser si la mémoire manque |
| tick-distance | La distance autour des joueurs où le monde continue de tourner | 4 à 12, plus bas c’est plus léger |
| level-name et level-seed | Le dossier de monde chargé, et la seed d’un nouveau monde | À régler avant le premier démarrage |
Allowlist, operators et niveaux de permission
Bedrock identifie les joueurs par leur gamertag Xbox et par un XUID, un long numéro lié au compte Microsoft. Deux fichiers s’en servent : allowlist.json décide qui a le droit d’entrer, et permissions.json décide de ce que chacun peut faire une fois à l’intérieur.
- Mets allow-list=true dans server.properties et redémarre.
- Dans la Web Console, tape allowlist add suivi d’un gamertag. Mets le nom entre guillemets s’il contient un espace.
- Demande à chaque joueur de se connecter une fois : la console affiche alors son XUID.
- Ajoute ton propre XUID dans permissions.json avec le niveau operator, et tes amis en member ou visitor.
- Lance permission reload dans la console, ou redémarre, pour que les nouveaux niveaux soient pris en compte.
Les trois niveaux sont simples. Un visitor se promène et regarde, mais ne peut ni construire ni casser. Un member joue normalement. Un operator utilise les commandes et gère les autres joueurs. La ligne default-player-permission-level fixe ce que reçoit toute personne absente de permissions.json : un serveur public met souvent visitor et promeut à la main les joueurs de confiance.
Installer des behaviour packs et des resource packs
Les add-ons sont la méthode maison de Bedrock, soutenue par Mojang, pour modifier le jeu. Un behaviour pack change le fonctionnement : nouveaux mobs, objets, recettes ou règles. Un resource pack change l’apparence et les sons. Beaucoup d’add-ons arrivent sous forme de fichier .mcaddon qui contient un pack de chaque type.
- Renomme le fichier .mcaddon ou .mcpack en .zip et décompresse-le sur ton ordinateur.
- Ouvre le manifest.json de chaque pack et note l’uuid et la version de la section header.
- Envoie le dossier du behaviour pack dans behavior_packs et celui du resource pack dans resource_packs.
- Dans le dossier de ton monde, crée ou modifie world_behavior_packs.json et world_resource_packs.json, avec une entrée par pack contenant son pack_id et sa version.
- Redémarre le serveur et connecte-toi : ton appareil télécharge les packs automatiquement.
Les packs se chargent dans l’ordre où tu les listes, et deux packs qui modifient le même mob ou le même objet peuvent entrer en conflit. Ajoute un pack à la fois, teste-le, puis passe au suivant. Beaucoup d’add-ons exigent aussi des options expérimentales activées à la création du monde : lis les notes du créateur avant d’envoyer quoi que ce soit.
Garder le serveur sur la bonne version
Les appareils Bedrock se mettent à jour via leurs stores d’applis, en général à un jour d’écart, et un client ne peut pas rejoindre un serveur sur un build plus ancien ou plus récent. La routine la plus sûre : sauvegarder le monde dès qu’une nouvelle version sort, mettre le serveur à jour, redémarrer, et seulement ensuite donner le feu vert au groupe.
Mojang numérote maintenant les versions par année : la sortie Wilderness Bound de septembre 2026 porte le numéro 26.50, et son hotfix le 26.52. Le téléchargement du serveur Bedrock reprend les mêmes numéros, ce qui permet de vérifier d’un coup d’œil que serveur et joueurs sont alignés. Mojang publie aussi un serveur preview pour tester les fonctionnalités à venir ; garde les mondes preview à l’écart de ton monde principal.
Sauvegardes, transfert de monde et nouveau départ
Le serveur Bedrock peut être sauvegardé pendant qu’il tourne, grâce à une routine console en trois temps : save hold prépare les fichiers, save query signale quand ils sont prêts à être copiés, et save resume dit au serveur de reprendre. Les sauvegardes de notre panel s’en chargent pour toi, et des copies hors site sont gardées pour les 7 derniers jours.
Pour importer un monde, copie son dossier depuis ton appareil ou un autre hébergeur, arrête le serveur, envoie-le dans worlds et mets level-name au nom du dossier. Pour repartir de zéro sans rien perdre, donne un nouveau nom dans level-name et choisis une level-seed : l’ancien monde reste sur le disque, et tu peux y revenir quand tu veux.
Ce qu’il faut comparer avant de louer un serveur Bedrock
Les offres d’hébergement Bedrock se ressemblent souvent. Voici les détails qui décident si le serveur te plaît encore au bout de quelques mois.
- Du Bedrock natif, pas une passerelleSi ton groupe ne joue que sur Bedrock, vérifie que l’hébergeur fait tourner le Bedrock Dedicated Server de Mojang, et pas un serveur Java avec un plugin de traduction.
- De la mémoire, pas seulement des slotsUne offre avec beaucoup de slots mais peu de RAM rame dès que les joueurs se dispersent. Regarde la mémoire réellement fournie.
- L’accès aux fichiersTu dois pouvoir modifier toi-même server.properties, l’allowlist et les permissions, et envoyer des packs. Vérifie que le panel le permet.
- Des mises à jour le jour mêmeDemande en combien de temps tu peux mettre le serveur à jour après une nouvelle version, car le groupe ne peut pas se connecter avant.
- Des sauvegardes que tu restaures toi-mêmeVérifie si tu peux revenir en arrière sans ticket, et combien de jours de copies hors site sont conservés.
- Des emplacements proches de tes joueursUn téléphone en données mobiles est sensible à la distance. Choisis un hébergeur avec un emplacement proche de la majorité du groupe, et teste-le.
Lexique du serveur Bedrock
- Bedrock Dedicated Server (BDS)
- Le programme serveur gratuit de Mojang pour Minecraft: Bedrock Edition.
- server.properties
- Le fichier texte qui contient les principaux réglages du monde, du mode de jeu à la limite de joueurs.
- Allowlist
- La liste des gamertags autorisés quand allow-list est activé, enregistrée dans allowlist.json.
- XUID
- Le numéro qui identifie un compte Microsoft, utilisé dans permissions.json.
- Operator
- Un joueur autorisé à lancer des commandes et à gérer les autres.
- Behaviour pack
- Un add-on qui change le fonctionnement du jeu : nouveaux mobs, objets ou règles.
- Resource pack
- Un add-on qui change les textures, les sons ou les modèles.
- Tick distance
- La distance autour des joueurs où le monde continue de simuler cultures, mobs et redstone.
- Realms
- Le service d’abonnement de Mojang pour les petits mondes privés.
- NetherNet
- Le transport réseau utilisé par défaut par les serveurs dédiés Bedrock depuis la 26.50.
Aide pour ton serveur Bedrock et prochaines étapes
Des pages utiles pour installer et faire vivre ton monde Bedrock.
- Téléchargement du Bedrock Dedicated ServerLe logiciel serveur officiel de Mojang et ses notes (page en anglais)
- Ajouter un behaviour pack à ton serveur BedrockNotre guide pas à pas dans la base de connaissances (page en anglais)
- Trouver ton XUIDIndispensable pour les permissions operator (page en anglais)
- Créer un serveur MinecraftNotre guide complet pour faire tourner un serveur Minecraft.
- Panneau de contrôle Gaming DeluxeCe que fait le panel et comment t’y connecter
- Contacter le supportAide 24/7 pour les packs, les mondes et les mises à jour
Comment on a préparé ce guide : recherches sur la page de téléchargement du serveur de Mojang, dans les articles d’aide Minecraft et les notes de version, rédaction assistée par IA, vérification de chaque offre, prix et emplacement sur notre formulaire de commande en direct, puis relecture par Matthew Griffin avant publication. Une info n’est plus à jour ? Préviens-nous.
Sources, vérifiées le 22 octobre 2026 :
- Téléchargement du Bedrock Dedicated Server, Minecraft.net (en anglais)
- Référence server.properties de Bedrock, Microsoft Learn (en anglais)
- Bien démarrer avec le Bedrock Dedicated Server, Microsoft Learn (en anglais)
- Changelog de Minecraft Bedrock 26.50 Wilderness Bound, Minecraft Feedback (en anglais)
- Changelog du hotfix Minecraft Bedrock 26.52, Minecraft Feedback (en anglais)
- Java ou Bedrock Edition, Minecraft.net (en anglais)
- Base de connaissances Gaming Deluxe : behaviour packs sur un serveur Bedrock (en anglais)
- Base de connaissances Gaming Deluxe : sauvegardes d’un serveur Bedrock (en anglais)
- Formulaire de commande Gaming Deluxe, Minecraft Bedrock Dedicated Game Server (en anglais)